Qu'est-ce que 'DR' ?
Un label de qualité pour le futur...

Différents formats et normes sont aujourd'hui disponibles sur le marché par le biais de différents consortia de fabricants et radiodiffuseurs. Tout comme le lecteur de DVD qui accepte différents formats tels CD-R, DVD-R, DVD Vidéo, MP3 CD et quelquefois FM et AM grace à un tuner ... "DR" est un label commun permettant le même genre de déclinaison ... mais pour la radio numérique.


Comment ça marche ?

Très simplement - la radio numérique utilise différentes technologies qui convertissent le signal analogue, musique ou voix, en un code numérique. Cela permet de réduire considérablement les interférences durant la transmission dûes au conditions climatiques ou tout autre problèmes dégradant la qualité de réception.


Que cela veut-il dire ?

La radio numérique vous permet de capter des stations de radio dédiées à la dance, hip-hop, garage, rock, jazz, big band, country, pop, soul et disco. Vous pouvez écouter des radios internationales, nationales voire régionales que vous ne pouviez pas entendre auparavant. Vous pouvez aussi capter des stations spécialement pour les enfants, l'auditeur mature, communautaire, accro aux infos, fan de sport, adepte de la langue française, musique du monde, gays, classique ... en d'autres mots, "DR" pour tous.


La Tribune.fr - Radio numérique : le gouvernement demande au CSA d'attendre




Le gouvernement a demandé au gendarme de l'audiovisuel, lors d'une réunion interministérielle début avril, de ne lancer un appel à candidatures qu'après l'élection présidentielle. Mais le CSA a décidé de passer outre.



La Tribune.fr - Radio numérique : le gouvernement demande au CSA d'attendre
Dans l'épineux dossier de la radio numérique terrestre (RNT), le gouvernement pense qu'il est urgent d'attendre. Il l'a même dit et écrit au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Précisément, le gouvernement a demandé au gendarme de l'audiovisuel d'attendre la fin de l'élection présidentielle avant de relancer l'attribution de fréquences pour la RNT. Cette demande a d'abord été formulée le 2 avril lors d'une réunion interministérielle où étaient présents les membres de plusieurs cabinets ministériels (Matignon, culture, industrie, Bercy). Ensuite, ce souhait a été réitéré par écrit dans le compte-rendu de cette réunion, compte-rendu envoyé par le gouvernement au CSA. Argument avancé par le gouvernement lors de la réunion : aucun argent pour la RNT n'est actuellement prévu dans le budget de Radio France. Néanmoins, le CSA a décidé de ne pas obtempérer. Juridiquement, le gendarme de l'audiovisuel n'y est pas tenu : c'est une autorité administrative indépendante du gouvernement, et en particulier, le dossier de la RNT relève de son seul pouvoir. En pratique, le collège du CSA a décidé la semaine dernière de relancer un appel à candidatures pour la RNT sur Paris, Marseille et Nice, avec l'objectif d'octroyer les fréquences cette année. Un appel à candidatures pour le reste du pays devrait être lancé en mai.

Bras de fer entre grands groupes privés et indépendants

La RNT, comme son nom l'indique, permettra de diffuser en numérique les stations de radio, aujourd'hui diffusées en analogique. Mais ce dossier fait l'objet depuis 2009 d'un bras de fer. Les radios indépendantes (réunies dans leur syndicat Sirti), mais aussi Radio France, y sont favorables. En face, les grands groupes privés (RTL, Lagardère, NRJ, NextRadioTV) veulent repousser le lancement de la RNT. Le CSA, pris entre deux feux, a finalement décidé à l'automne de relancer la RNT, notamment car il s'est retrouvé dans une situation juridique inextricable.  Lors de la réunion interministérielle, les représentants du CSA ont d'ailleurs expliqué qu'ils ne pouvaient retarder plus longtemps la RNT pour cette raison juridique. Le problème est le suivant: en 2009, le CSA avait déjà choisi des radios en RNT à Paris, Marseille et Nice. Mais, à la demande des grandes radios privées, il avait ensuite gelé le dossier, et n'a finalement jamais attribué les fréquences sur ces trois villes. Problème: ce gel n'a jamais été formalisé juridiquement, donc l'ancien cadre juridique de la RNT est toujours en vigueur.

Faille juridique

Cette faille juridique a été repérée par le Sirti, qui, en octobre dernier, a exigé que le CSA applique le cadre toujours en vigueur et donne leurs fréquences aux radios choisies en 2009. Le CSA refusant, le Sirti a alors déposé en février un recours en référé devant le Conseil d'Etat, qui l'a rejeté le 29 mars. Premier argument des juges du Palais Royal : « de nouvelles circonstances de fait, survenues entre 2009 et fin 2011, tenant à la fois à la disparition de certaines des radios présélectionnées, et à l'apparition de nouvelles radios susceptibles de se porter candidates, ainsi qu'à une augmentation de la ressource disponible susceptible d'être attribuée, font obstacle à la délivrance des fréquences aux radios candidates qui avaient été sélectionnées en 2009 ».
Mais la haute juridiction avance aussi une seconde raison : « dans ses dernières écritures, le CSA s'engage à procéder sans tarder à un nouvel appel à candidatures devant permettre de délivrer des fréquences avant la fin 2012 ». Et en effet, le CSA, pour éviter une condamnation, a dû promettre par écrit au Conseil d'Etat un calendrier très précis : décision du CSA « mi-avril », dépôt des candidatures « dernière semaine de mai », choix des radios « avant fin juillet », enfin octroi des fréquences « fin octobre ». Lors de la réunion interministérielle du 2 avril, le CSA a donc expliqué au gouvernement qu'il était impossible de retarder encore les choses... 


Fureur des radios privées


Mais la volonté du CSA de relancer la RNT suscite la fureur des grands  groupes privés, pour qui « les conditions d'un lancement réussi ne sont pas réunies ». La semaine dernière, leur syndicat, le Bureau de la radio,  a donc « regretté » la décision du CSA, prise dans « la précipitation et l'absence de transparence » et « sans concertation publique préalable ». Il fustige la norme (T-DMB) prévue, « qu'aucun autre pays européen n'a adoptée ». Surtout, la RNT « accumule les échecs partout en Europe, où elle est pourtant subventionnée par les pouvoirs publics ou par les constructeurs ». Ils rappellent que « deux rapports successifs ont émis les plus grands doutes quant à la viabilité de la RNT ». Interrogé, le CSA s'est refusé à tout commentaire, tandis que le ministère de la culture n'a pas répondu.

Mercredi 18 Avril 2012
Jamal Henni
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