Elle espère que les difficultés financières des radios associatives, des radios indépendantes ainsi que des petits et moyens réseaux, dues au passage à la radio numérique par le biais de la norme la plus onéreuse ( le T-DMB, dont les coûts sont deux à trois fois supérieurs pour des services quasi-équivalents à ce qu’ils auraient été en DAB+, la norme rejetée), seront effectivement prises en compte ainsi que s’y est engagée Madame la Ministre dans son discours dont l’Association à pris connaissance par la presse.
Elle souhaite que le ministère rende rapidement publics les trains de mesures concrets que les pouvoirs publics ont mis en place afin de soutenir les radios associatives, mais aussi les radios indépendantes et les petits et moyens réseaux, a supporter les coûts engendrés par les choix opérés.
L’association prend donc acte du choix d’une norme unique, le T-DMB, pour la numérisation future des bandes III et L dont seule une part significative – non définie à ce jour – sera affectée à la radiodiffusion, ce qui ne peut qu’inquiéter sur la pérennisation du paysage actuel. Cette inquiétude est renforcée par le choix d’une norme coûteuse en bande passante et dont le coût des équipements de diffusion est exorbitant. Elle ne peux que souhaiter que ce choix n’isole pas la France (comme en d’autres temps avec le SECAM ou le D2MAC), tant en terme de marché que de couverture (ce qui ne pourra qu’augmenter le coût des récepteurs) et ne conduise pas a réduire l’offre que le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel tente, avec succès dans le cadre du plan FM 2006, d’enrichir et de diversifier.
L’association se repose avec confiance sur l’autorité de tutelle à qui la loi a confié la mission de veiller au pluralisme et à la diversité du paysage radiophonique. Elle ne doute pas que le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel aura à cœur, ainsi qu’il en apporte la démonstration dans le déroulement du plan FM 2006, de maintenir et de consolider l’exception culturelle française et qu’il tentera d’adapter l’outil qui lui est fourni par les pouvoirs publics aux besoins de l’ensemble des acteurs, afin de préserver et d’améliorer le paysage actuel.
L’association conduit actuellement des tests comparatifs, qu’elle est la seule à effectuer, sur les deux normes issues de la même famille, le DAB+ et le T-DMB. Les résultats des tests actuels, qui font suite à d’autres tests menés à Nantes, seront, à l’instar des premiers, rendus publics et communiqués aux autorités.
Par ailleurs, l’association pour la radio numérique DR se félicite de la décision des autorités françaises de faire le choix de la norme DRM pour la numérisation de la Bande AM .
Fondée en février 2006 dans le but de promouvoir la radio numérique, l’association qui mène des actions depuis de nombreux mois, afin de sensibiliser les autorités compétentes, mais aussi les acteurs du secteurs, sur la nécessité de numériser la bande l’AM, est donc parfaitement satisfaite et se félicite du signal fort ainsi délivré aux éditeurs de services.
L’association, qui a oeuvré pour le lancement d’une radio numérique à la portée de tous (éditeurs et auditeurs) et de qualité, dès février 2006, va poursuivre son action visant à informer et alimenter les divers acteurs d’informations utiles à un débat constructif et apaisé pour l’ensemble des acteurs de l’industrie.
A propos de l’Association pour la Radio Numérique DR France :
L'association pour la radio numérique Digital Radio DR a pour principal objectif le développement de la radiodiffusion numérique gratuite grâce à l'ensemble des techniques et standards normalisés et à venir ainsi que la valorisation du pluralisme et de la diversité du secteur. L'association, qui rassemble une majorité de radios ainsi que les représentants de l'ensemble du métier Radio, informe et sensibilise les acteurs politiques et économiques dans le but de préparer le numérique aujourd'hui, en préservant les intérêts de l'ensemble des radios. L’association désire contribuer à structurer le label commun DR en France et en Europe par la mise en place d'une réflexion associant l'ensemble des décideurs et acteurs du développement économique pour définir puis mettre en oeuvre l'environnement nécessaire au développement de ce label et sa communication. Et d'une manière générale réunir les éditeurs de programmes, les opérateurs de diffusion, les industriels du secteur …, et engager toute action concrète pour la promotion des récepteurs et l'information du grand public, avec l'appui des radios et des fabricants et sensibiliser tout acteur ayant directement et/ou indirectement intérêt dans le développement de la radio numérique par la mise en place d'une stratégie commune et du cadre juridique adéquat.
Contacts : Jamil Shalak, Président - jamil.shalak@radio-numerique.fr - 01 41 06 16 02
Pierre Vasseur, Secrétaire Général – pierre.vasseur@radio-numerique.fr - 06 07 77 78 43
ou Philippe Chapot, Communication - philippe.chapot@radio-numerique.fr - 06 22 70 61 79