Radio Numérique - DR France - Association pour la radio numérique DR

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Qu'est-ce que 'DR' ?
Un label de qualité pour le futur...

Différents formats et normes sont aujourd'hui disponibles sur le marché par le biais de différents consortia de fabricants et radiodiffuseurs. Tout comme le lecteur de DVD qui accepte différents formats tels CD-R, DVD-R, DVD Vidéo, MP3 CD et quelquefois FM et AM grace à un tuner ... "DR" est un label commun permettant le même genre de déclinaison ... mais pour la radio numérique.

Comment ça marche ?

Très simplement - la radio numérique utilise différentes technologies qui convertissent le signal analogue, musique ou voix, en un code numérique. Cela permet de réduire considérablement les interférences durant la transmission dûes au conditions climatiques ou tout autre problèmes dégradant la qualité de réception.


Que cela veut-il dire ?

La radio numérique vous permet de capter des stations de radio dédiées à la dance, hip-hop, garage, rock, jazz, big band, country, pop, soul et disco. Vous pouvez écouter des radios internationales, nationales voire régionales que vous ne pouviez pas entendre auparavant. Vous pouvez aussi capter des stations spécialement pour les enfants, l'auditeur mature, communautaire, accro aux infos, fan de sport, adepte de la langue française, musique du monde, gays, classique ... en d'autres mots, "DR" pour tous.





Comité DRF - « LE GRAND SCANDALE DE LA RNT »




Les dernières déclarations de Frédéric MITTERRAND, Ministre de la Culture, sont indignes et méprisantes pour tous les professionnels de l’audiovisuel.



Comité DRF - « LE GRAND SCANDALE DE LA RNT »
Jamais en France, la situation de la radio n’a été aussi biaisée et noyée dans un rideau de fumée organisé par les quatre grands groupes industriels de la radio en France, avec la complicité de l’Etat. Dans ce secteur, pourtant en bonne santé, c’est devenu un capharnaüm innommable où, à deux ans des présidentielles, personne n’ose prendre le risque de s’opposer à RTL, Lagardère, NRJ et Nextradio, et donc de déployer la RNT en France, comme Jacques CHIRAC avait pu le faire avec détermination pour la TNT, quand tout le monde s’accorde pour dire que la numérisation de la radio est indispensable pour la pérennité du secteur, qu’elle est une obligation naturelle pour entrer dans l’ère de la convergence, équilibrée et équitable pour tous les opérateurs.

Si le CSA n’a plus à démontrer sa volonté de faire pour la Radio Numérique Terrestre, on se doit de souligner les efforts de François Fillon et de la DDM (rapport Tessier pour tuer la RNT, disparition du rapport Hamelin durant plusieurs mois) et de Frédéric Mitterrand pour tenter d’étouffer cette affaire dans l’œuf, sous la pression des grands groupes de radio qui, depuis plusieurs mois, font dans l’entente illicite et l’abus de position dominante. Ils s’opposent avec force et conviction à l’arrivée d’une nouvelle concurrence, se comportent en nouveau monopole de la radio, imposent leurs règles, leur norme, leur moratoire, et se situent au-dessus de toutes les lois en balayant d’une main les décisions du Parlement et du CSA, comme si celui-ci n’existait déjà plus.

Comment peut-on dans ce pays être aussi inconséquent et irresponsable pour tolérer qu’une poignée d’opérateurs fassent ainsi la loi, au détriment du confort des auditeurs et au mépris de la diversité culturelle, de la liberté de concurrence, de la création de centaines d’emplois, de l’ouverture d’un marché potentiel de plusieurs dizaines de millions de récepteurs numériques, au moment où la crise frappe tous les secteurs de l’économie, et alors que les pays européens entrent dans le processus de numérisation de leurs radios ?

Comment Frédéric Mitterrand peut-il estimer que « la RNT n’est pas prioritaire » ? Comment peut-on aujourd’hui prétendre qu’un secteur économique entier puisse rester à l’écart de l’évolution des nouvelles technologies ? Comment peut-on défendre l’idée que, dans son intérêt, la radio pourrait être le seul media non numérisé ? Non seulement, il faut lui rappeler avec fermeté que c’est essentiel pour l’avenir de l’audiovisuel et de la culture, mais aussi, que son action ne doit pas se réduire à la télévision et aux paillettes. Se passer de centaines d’emplois nouveaux en période de crise et d’augmentation du chômage, empêcher des centaines de PME et d’associations de se développer, faire obstruction à de nouvelles offres radiophoniques en éteignant l’indispensable concurrence, c’est irresponsable, c’est de la complicité active avec les industriels du secteur.

Stop à ces ententes scandaleuses, à ces petites affaires entre « amis », à cette protection automatique des plus riches ! Ce comportement est proprement intenable et indigne d’un pays comme le nôtre.

Il est maintenant plus qu’urgent de déployer la RNT en France, de jouer le collectif plutôt que de défendre quelques intérêts personnels.

Il n’y a pas de problème de norme : au T-DMB, choix imposé par les grands groupes (pour limiter les nouveaux entrants), mais incohérent (norme coûteuse, prévue pour la télévision, et utilisée uniquement en Corée), peut s’ajouter rapidement le DAB+, voire d’autres normes en fonction des évolutions technologiques. Le bon sens, c’est la multi-standardisation et l’homogénéité européenne.

Il n’y a pas de problème de récepteurs : le SIMAVELEC, organisation rassemblant les fabricants, attend depuis des mois un signe fort des pouvoirs publics pour lancer la fabrication de millions de récepteurs et leur commercialisation auprès du grand public.

Il n’y a pas de problème d’appel à candidature : le CSA est organisé pour lancer un appel national ou des appels régionaux et permette de déployer dans un délai rapide la RNT dans les grandes villes, avant de l’étendre à l’ensemble du territoire en permettant une forte augmentation de l’offre de programmes, élément indispensable au succès de la radio numérique terrestre.

Il n’y a pas non plus de problème internet. Si de formidables passerelles seront établies entre le web et le media radio numérique, internet ne doit pas se substituer à ce media majeur. Si les chercheurs des grandes universités américaines sont inquiets pour l’avenir des grands media, ils sont tous convaincus que la radio a de beaux jours devant elle. On peut comprendre la position de Pierre Bellanger et son intérêt personnel à prôner depuis longtemps le mix FM-IP, mais cela revient à abandonner la bande III aux opérateurs de téléphonie, et à la perte de l’indépendance technologique du media radio. Quant aux web radios, elles n’ont pas d’économie aujourd’hui et les nouvelles offres de programme de la RNT n’ont pas la capacité de se financer sur le net en attendant des jours meilleurs.

Le seul vrai problème, c’est le problème économique de la RNT et notamment le coût de la double diffusion jusqu’à l’extinction de l’analogique. Même si « l’addition » n’est pas aussi lourde que le prétend le rapport Tessier, l’investissement reste très conséquent pour tout le secteur, et toutes les catégories de radio. Le Bureau de la Radio met en avant la diminution des recettes publicitaires, mais celles-ci se sont largement relevées depuis le dernier trimestre 2009. Quant au seuil anti concentration, il doit être relevé, de manière équilibrée. Il n’y pas de raison d’empêcher les industriels de continuer à se développer.

Pour régler ce problème économique, c’est à l’Etat d’agir, comme il l’a fait dans d’autres secteurs de l’économie, pour aider à leur redéploiement technologique et à leur modernisation. Le gouvernement doit donc reconsidérer rapidement sa position molle, et relever avec force ce grand défi audiovisuel. C’est capital pour l’ensemble de la profession, essentiel pour la diversité culturelle, nécessaire pour l’emploi ; c’est un nouveau marché technologique qui s’ouvre et il est impératif d’avancer du même pas que nos voisins européens.

Cela signifie réformer et de renforcer sérieusement et rapidement le mécanisme de subventions pour les radios associatives, mais aussi, dans le cadre du grand emprunt dont c’est la vocation, proposer des prêts avec remboursement différé aux radios commerciales pour soutenir l’enjeu industriel du déploiement de la RNT.

Les solutions sont là. Encore faut-il que la volonté politique s’exprime enfin en faveur de l’intérêt collectif et non des intérêts particuliers…



Joël PONS
Président du Comité Digital Radios Françaises (DRF)



(Joël PONS est Fondateur du Comité DRF créé en 2003. Pionnier des radios libres avec Carol FM, il est Fondateur de Superloustic et Co-fondateur du MOUV’, la chaîne jeunes de Radio France. Il est Vice Président et Directeur général de R2O, la future radio numérique nationale des moins de 15 ans. Co-auteur de « la nouvelle R, la radio vers le tout numérique ». Il est Chevalier dans l’ordre des Arts et Lettres depuis 2005 et a participé à tous les travaux sur le déploiement de la RNT en France.)

comite_digital_radios_francaises__drf___communique_de_presse_du_15_04_10_.doc COMITE DIGITAL RADIOS FRANCAISES (DRF)- COMMUNIQUE DE PRESSE DU 15.04.10..doc  (35 Ko)


Vendredi 16 Avril 2010
Joël PONS
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Communiqués externes | Rencontres pour tous 27 Mai 2008