Il fait suite à deux autres rapports commandés par le Premier ministre sur son financement, l'un à l'inspecteur général des affaires culturelles Emmanuel Hamelin et l'autre à l'ancien président de France Télévisions Marc Tessier.
Dans son rapport d'octobre et rendu public en mars, M. Hamelin avait estimé que le lancement de la Radio Numérique Terrestre coûterait peu et soutiendrait le développement du secteur, à contre-courant des conclusions de M. Tessier rendues au Premier ministre en novembre dernier.
M. Kessler, conseiller pour la culture du maire de Paris Bertrand Delanoë, devra étudier "les conditions de mise en oeuvre de l'actuel projet" de RNT qui "suscite des interrogations", écrit François Fillon dans sa lettre de mission.
"Je souhaite que vous réexaminiez les conditions dans lesquelles la radio numérique répondra aux attentes des auditeurs, des éditeurs et des industriels non sans prendre en considération l'impératif de maîtrise des comptes publics", écrit M. Fillon.
M. Kessler, conseiller d'Etat, devra rendre ses conclusions fin novembre et devra "s'appuyer" sur les rapports Hamelin et Tessier.
Le lancement de la RNT est inscrit dans la loi de 2007 sur la modernisation de la diffusion audiovisuelle, mais aucune date n'est fixée.
Les premiers tests, prévus initialement pour décembre 2009, ne sont plus à l'ordre du jour, car plusieurs voix se sont élevées contre, dont les principales radios privées (RTL, Europe 1, le groupe NRJ et le groupe NextRadioTV).
Dans son rapport, M. Tessier avait calculé que les radios devront débourser entre 126 et 188 millions d'euros supplémentaires par an pour la RNT tandis que le rapport Hamelin estimait le surcoût entre 20.000 à 40.000 euros par radio.